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Tunisie : Prolongation d'un mois de l'état d'urgence

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Tunis, Tunisie, 6  octobre (Infosplusgabon) - Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a prorogé l'état d'urgence sur toute l'étendue du territoire national pour un mois, du 8 octobre au 6 novembre 2018.

 

M. Essebsi a fait l'annonce de cette décision lors d'une audience accordée, vendredi, aux ministres tunisiens de l'Intérieur et de la Défense avec lesquels, il a examiné la situation sécuritaire et militaire du pays, ainsi qu'au niveau des frontières et la disponibilité des différentes unités sécuritaires et militaires à faire face aux menaces terroriste et du crime organisé.

 

L'État d'urgence a été prolongé, le 12 mars dernier, pour sept mois, rappelle-t-on.

 

Le président tunisien avait annoncé, le 4 juillet 2015, l'état d'urgence dans le pays, une semaine après l'attentat terroriste sanglant qui avait visé, le 26 juin 2015, un hôtel touristique de Sousse, tuant 38 touristes dont 30 britanniques, rappelle-t-on.

 

L'état d'urgence donne au ministre de l'Intérieur le pouvoir de mettre des personnes en résidence surveillée, d'interdire des réunions, d'instaurer le couvre-feu, d'inspecter des lieux, de contrôler la presse, des publications, des émissions de radio, des prestations de cinéma et de théâtre sans autorisation préalable de la justice.

 

L'Observatoire tunisien des droits et libertés avaient appelé, jeudi, le gouvernement tunisien à ne plus recourir à l'état d'urgence après son expiration dans trois jours, exposant les multiples problématiques créées par cette mesure d'urgence depuis 2015 au niveau des droits de l'homme.

 

L'Observatoire a aussi invité le gouvernement tunisien à étudier les plaintes et pétitions déposées par les victimes devant les pouvoirs législatif et exécutif.

 

Le président de l'Observatoire, Anouar Aouled Ali, s'exprimant lors d'une conférence de presse intitulée ''Poursuite de la violation de la constitution : exemple de l'état d'urgence'', a estimé que plusieurs abus ''sont enregistrés au nom de l'état d'urgence au détriment de personnes suspectes de terrorisme, contrebande et crimes économiques, ainsi que de leurs familles''.

 

L'Observatoire a révélé que 95% des personnes objets des mesures d'arrestation, d'interdiction et de poursuites judiciaire et sécuritaire sont mariées et de ce fait sont victimes de préjudices personnels, ainsi que de leurs familles, que 48% n'ont pas d’antécédents judiciaires et 34% sont des travailleurs journaliers vivant dans des conditions économiques difficiles, rappelle-t-on.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/PML/GABON 2018

 

 

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